7.24.2015

Georges Moustaki : Gaspard (poème de Paul Verlaine)


Georges Moustaki "Gaspard" (live officiel) - Archive INA
Georges MOUSTAKI chante et joue à la guitare "Gaspard", poème de Paul VERLAINE. Il est accompagné par quatre musiciens et 1a choriste (Catherine LE FORESTIER)

À propos de la chanson

"Gaspard" sur un poème de Paul  Verlaine , "Je suis venu , calme orphelin" , du récueil "Sagesse" ( 1881) ,  inspiré d'un adolescent qui a vécu au XIXe siècle , surnommé " L'orphélin de l'Europe "  et dont les origines restent encore un énigme.
 
Paroles ( Le Poème de Paul Verlaine )

Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes :
Ils ne m'ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau
Sous le nom d'amoureuses flammes
M'a fait trouver belles les femmes :
Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave ne l'étant guère,
J'ai voulu mourir à la guerre :
La mort n'a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu'est-ce que je fais en ce monde ?
O vous tous, ma peine est profonde :
Priez pour le pauvre Gaspard !  
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Ce titre appartient à l'album "Le Métèque" sorti en 1961 

Vidéo de la Chaîne You Tube INA Chanson

7.05.2015

Georges Moustaki - Eden blues (1968)




Regardez dans le blog

 Moustaki : connaissance de Piaf / Les orteils au soleil

À propos de la chanson

Entre 60 et 65, Moustaki sort un 33 tours sur lequel on trouve "Eden blues" "Les Orteils du soleil" et "Les Musiciens". Mais Moustaki à cette époque ne se positionne pas vraiment comme un interprète. Le jeune Moustaki ne se veut pas chanteur mais auteur de chansons , tantôt parolier, tantôt compositeur ... le plus souvant les deux à la fois.

En 58 c'est Piaf qui va lui prendre trois de ces chansons qu'il écrivait : Eden Blues , Les orgues de la barbarie et Le gitan et sa fille ( vous pouvez les écouter en ouvrant les liens) , ces chansons seront enregistrées sur un 45 tours intitulé "Edith Piaf chante Jo Moustaki"


Paroles

En descendant le fleuve argent
Qui roule jusqu'au Névada
On voit la plaine qui s'étend
A l'est de Santa Lucia
Les villes s'appellent Natividad,
San Miguel ou San Lorenzo
Les filles s'appellent Soledad
Les garçons gardent les troupeaux

C'est là que Jim a rencontré
Sur une route un soir de pluie
Catherine la fille d'un fermier
Et qu'ils s'aimèrent toute la nuit
Le soleil fait briller son or
Dans quelques rares flaques d'eau
Le cactus forme le décor
Le chardon couvre les coteaux

C'est là qu'Adam le sénateur
Est venu finir ses vieux jours
Puis il est mort d'un coup au cœur
On prétend que c'est du mal d'amour
Mais les fleurs couchées par le vent
Semblent prier pour son repos
La lune verse une larme d'argent
Sur la croix blanche du tombeau

En descendant le fleuve argent
Qui roule jusqu'au Névada
On voit la plaine qui s'étend
A l'est de Santa Lucia
Les villes s'appellent Natividad,
San Miguel ou San Lorenzo
Les filles s'appellent Soledad
Les garçons gardent les troupeaux


Vidéo

6.30.2015

Georges Moustaki - La carte du Tendre (1970)



Titre de l'album "Le Métèque" sorti en 1969

La chanson décrit les étapes de la relation amoureuse sous la forme d'un fleuve, le Tendre , comme dans la Carte de Tendre.

Paroles

Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d'émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S'ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le coeur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d'écueils et de mirages
De l'amour et de ses tourments

Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d'infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C'est le désert de l'habitude
L'ennui y a tout dévasté

Quand la route paraît trop longue
Il y a l'escale du mensonge
L'auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l'on s'enivre d'amertume
L'orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive
Le fleuve roule son eau vive
Et l'on repart à l'infini
Où l'on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
La terre promise de l'oubli, l'oublie, l'oublie ...

Vidéo 
Chaîne Mlle Juke-box

6.21.2015

Georges Moustaki - Portugal ( 1974 )



Georges Moustaki - Portugal (Fado tropical) Rare archive 1976 Greek TV

Ce titre est extrait de l'album : Le Voyageur Année (1974) 


À propos de la chanson

Il s'agit de l'adaptation de "Fado Tropical " chanson écrite pour la pièce de théâtre Calabar (1973) par Chico Buarque , chanteur , compositeur et écrivain brésilien en collaboration avec le cinéaste Ruy Alexandre Guerra , l'un des réalisateurs importants de la nouvelle vague du cinéma brésilien des années 60 .

Moustaki fait son adaptation en hommage à la Révolution d'avril 1974 au Portugal (Révolution des oeillets ) qui entraîne la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933.

Paroles

Oh musa do meu fado,
Oh minha mãe gentil,
Te deixo consternado
No primeiro abril.
Mas não sê tão ingrata,
Não esquece quem te amou

E em tua densa mata
Se perdeu e se encontrou.


refrain

À ceux qui ne croient plus voir s’accomplir leur idéal
Dis leur qu’un œillet rouge a fleuri au Portugal 

On crucifie l’Espagne
On torture au Chili
La guerre du Viêt-Nam
Continue dans l’oubli
Aux quatre coins du monde
Des frères ennemis
S’expliquent par les bombes
Par la fureur et le bruit.

refrain

Pour tous les camarades
Pourchassés dans les villes
Enfermés dans les stades
Déportés dans les îles
Ô muse ma compagne
Ne vois-tu rien venir
Je vois comme une flamme
Qui éclaire l’avenir

refrain

Oh musa do meu fado,
Oh minha mãe gentil,
Te deixo consternado
No primeiro abril.
Mas não sê tão ingrata,
Não esquece quem te amou

E em tua densa mata
Se perdeu e se encontrou.



Débouche une bouteille
Prends ton accordéon
Que de bouche à oreille
S’envole ta chanson
Car enfin le soleil
Réchauffe les pétales
De mille fleurs vermeilles
En avril au Portugal

refrain

Et cette fleur nouvelle qui fleurit au Portugal
C’est peut-être la fin d’un empire colonial (bis )

Pour aller plus loin

Cahier d'études romanes
Fado tropical de Chico Buarque et Portugal de Georges Moustaki. De la dictature de Salazar à la Révolution des œillets au PortugalAdriana Coelho-Florent 
Article : Adriana Coelho-Florent
https://etudesromanes.revues.org/
Vidéos
Moustaki
https://www.youtube.com/channel/UCGQjIcQrkX9seD8CKzj7JUQ
Fado Tropical
https://www.youtube.com/channel/UCbSGJ5T4CprfBTfmBnX514g